Auteurs Publiés en Mai 2009

Publié par Nousvelles.com le 30 mai 2009 dans Recueils Nousvelles.com |

Comme chaque mois, vous trouverez ci-dessous la liste des nouvelles publiées dans la revue Nousvelles.com !

Plusieurs changements ce mois-ci : un seul recueil, et en plus des nouvelles sélectionnées sur le site des extraits du forum et une chronique de Thomas Labat !

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  • Cinoche, par Denis Soubieux
  • Jeu des Sens, par Alfred Robert
  • Hot Hot Line, par Tim Corey
  • Mon étoile, par Florence-Isabelle
  • Chronique : Marseille en 2013, par Thomas Labat
  • Le Dentiste, par Lostangel

Bravo à tous et au mois prochain pour de nousvelles publications !

17 Commentaires

GEK
Le 30 mai 2009 à 23:19

Un numéro 10 déjà ! Un sacré numéro avec des auteurs de talent. A lire, relire et surtout prêter.

A vos plages, prêts, lisez !


 
Nousvelles.com
Le 31 mai 2009 à 1:31

=>Réponse au commentaire de GEK

salut GEK !

Merci de tes encouragements.

Effectivement, auteurs de talent pour le premier numéro à 2 chiffres :-)

Merci de ton soutien.

Laurent


 
stien
Le 31 mai 2009 à 5:19

oui que de talents réunis…
merci Laurent et toute l’équipe
Anouchka


 
Alfred ROBERT
Le 31 mai 2009 à 10:42

Quel dommage que deux fautes de frappe se soient glissées dans la transcription de mon texte. Ainsi « Jeux de râles sous l’âtre où votre corps se prit. » est devenu « Jeux de râles sous l’âtre o% votre corps se prit. » Et « Pour mieux reprendre l’air dès la belle saison. » se transforme à son tour en « Pour mieux reprendre l’air de la belle saison. » changeant ainsi de sens.

Mais encore merci à toute l’équipe de m’offrir ainsi une tribune que je n’eus jamais espérée en restant cloîtré au coin de l’âtre en compagnie de mes muses exaltées.


 
Catherine Robertc
Le 31 mai 2009 à 12:28

Félicitations à tous !


 
Toni
Le 31 mai 2009 à 14:19

Merci


 
Nousvelles.com
Le 31 mai 2009 à 23:38

=>Réponse au commentaire de Alfred ROBERT

Arrgh…. Comme dit un journal que j’aime bien ‘pan sur le bec’. Désolé d’avoir déformé ton propos. Afin de nous permettre de nous racheter… il ne te reste plus qu’à écrire un autre texte de la même qualité !

Encore bravo à toi et surtout continue dans cette voie !


 
Nousvelles.com
Le 31 mai 2009 à 23:38

=>Réponse au commentaire de stien

Merci Anouchka pour tes encouragements et ton soutien indéfectible !


 
Nousvelles.com
Le 31 mai 2009 à 23:39

=>Réponse au commentaire de Catherine Robertc

Ravi de ce message Catherine. Heureux de savoir que malgré tes multiples activités tu continues à suivre nos aventures :-)


 
Andrée Valiquette
Le 2 juin 2009 à 0:06

Bonjour,
J’ aimerais bien savoir comment faire pour envoyer un texte,
Merci,
Andrée


 
Catherine Robert
Le 2 juin 2009 à 13:55

Je suis là (malgré mes multiples, nombreuses et fatiguantes activités) et j’ai la ferme intention de continuer à suivre les aventures NouSvelles. :-)


 
Lostangel
Le 5 juin 2009 à 14:45

Oui merci, c’est très sympa d’être dans un recueil.


 
Florence-Isabelle
Le 5 juin 2009 à 19:26

Quel plaisir de se retrouver dans ce recueil et d’y côtoyer des auteurs de talent ! Merci…


 
Nousvelles.com
Le 9 juin 2009 à 2:33

=>Réponse au commentaire de Florence-Isabelle

Salut Florence,

Nous sommes toujours très heureux de réunir des gens qui ont des choses à dire… et les disent bien :-)


 
Nousvelles.com
Le 9 juin 2009 à 2:34

=>Réponse au commentaire de Andrée Valiquette

Bonjour Andrée,

Il suffit de placer votre texte sur le site Nousvelles.com.

Nous revoyons les différents textes et nous les sélectionnons pour publication.

Bonne chance à vous !


 
Andrée Valiquette
Le 6 juil 2009 à 20:32

***
LA DERNIERE OFFRANDE

J’ ai organisé toute la chambre. J’ ai placé le lit dans le coin qui fait face à l’ entrée. J’ ai rapproché les meubles du lit pour qu’ il y ait un grand espace libre en entrant dans la pièce. C’ est dégagé, aéré et propre.
‘’ Maman, demain, après le dîner, je te te mettrai toute belle. Tu
enfileras ta jaquette rose de flanelle assortie à ta petite capine au
bord ondulé. Tu seras toute coquette pour accueillir la visite qui viendra.
Ce sera le plus beau des dimanches, pour toi chère maman.
Ma mère n’ en a plus pour bien longtemps ici- bas avec moi, quelques jours tout au plus. Elle est en phase terminale d’ un cancer qui avait fait son apparition il y a déjà trois ans. On a cherché le pourquoi et jamais on a trouvé. La vie a parfois de ces énigmes…
Ma mère est la personne au monde que j’ aime le plus. Elle m’ a été la meilleure mère du monde, je me rappelle d’ elle toute petite. Ensemble, on s’ est amusé beaucoup, que ce soit dans la maison à la table de bricolage, ou par terre avec des jeux de construction, ou bien avec nos bons minous dont on a toujours pris soin, ou encore dehors…Dehors était pour moi un royaume envoûté…on demeurait à l’ orée d’ une fôret, une fôret si grande que jamais je n’ ai osé m’ y aventurer seule. Plusieurs sentiers la serpentait de bas en haut, ils portaient tous un nom et menaient tous à un quelque chose d’ inattendu et de surprenant. On jouait à deviner l’ imprévu. C’ était son truc à elle pour développer mon imagination. Elle m’ a toujours dit : ‘’ L’ imagination est plus importante que la connaissance. ’’
Elle a toujours été là quand j’ ai eu besoin d’ elle. En plus, son rôle était vraiment de garder le fort, donc, toujours elle était présente.
Mon père lui, travaillait comme travailleur social au CLSC de la municipalité. Il entrait tôt à chaque jour, la routine était simple, ordinaire mais tellement agréable. La maison était chaleureuse, je me rappelle mes amies adoraient venir chez moi, elles disaient que ma maison rayonnait de plaisir et d’ harmonie.
Je le savais et je l’ appréciais.
Et, quand je suis devenue autonome financièrement et assez solide émotivement, j’ ai quitté la maison des parents. J’ ai acheté une petite maison dans le même village où j’ avais grandi, je m’ y sentais bien à cet endroit.
Et les années ont filé, on le sait, cà passe vite, puis papa est décédé. Maman a eu beaucoup de peine mais en aucun moment elle ne s’ est sentie désorientée. Elle faisait à l’ époque, du bénévolat pour les enfants. De se sentir utile et importante l’ a aidée à traverser l’ épreuve. Moi, j’ ai toujours donné de mon temps à ma mère. J’ allais la visiter souvent, lui apportais des petits plats, lui racontais des anecdotes de mon travail, ou de ma vie privée, entre nous, pas beaucoup de secrets. Finalement, je m’ en suis faite une amie.
C’ est plus tard que la vie s’ est assombrie…elle est devenue malade…elle qui avait été en santé toute sa vie, elle mangeait bien, bougeait à chaque jour, n’ a jamais fumé et était d’ un positivisme remarquable. Pourquoi frappe la maladie ????
Deux ans plus tard, j’ orchestrais ma vie pour avoir du temps pour elle. J’ ai pris une retraite anticipée, j’ ai converti mon atelier de couture en chambre d’ ami pour héberger Rose !!! Oui, maintenant, souvent je l’ appelle par son prénom, Rose…cà lui va bien surtout que le rose est sa couleur préférée qui lui va à merveille, lui donne du teint.
Elle est belle, maman, avec ses cheveux gris pâle tout bouclés, ses yeux bleu pervenche et sa peau presque sans rides. En plus, c’ est une ricaneuse ! Ce qui la rajeunit !
De la voir malade à ce point me chagrine profondément, oui, mais le fait que je me suis mise disponible pour elle, comme elle l’ a été pour moi, me soulage le cœur.
A mon lever mardi dernier, le printemps était là à ma porte. Pleins d’ oiseaux voltigeaient jusqu’ à la mangeoire, et une odeur d’ humus montait du sol.
Une idée a jailli spontanément de ma tête ! J’ ai vu toute la scène en une fraction de seconde ! Oui oui oui, une dernière offrande pour maman, une offrande qui va l’ envelopper de tendresse, d’ amour, elle le mérite bien. J’ allais , ce soir là, à la chorale comme à chaque mardi de la semaine.
Toujours, avant de commencer les exercices vocaux, Claudine demande si quelqu’ un a une requête, un commentaire ou autre.
‘’ Oui, moi ! Je me demandais si ce serait possible que la chorale, finalement nous tous, allions chanter pour ma mère qui est en phase terminale de cancer et à qui il ne reste que quelques jours de vie. Ce serait pour elle une bénédiction. Elle a longtemps fait partie d’ une chorale, elle chantait encore il y a à peine un mois…’’
On échange un peu, parle des formalités et oui, tout le monde est d’ accord, ceux et celles qui peuvent et veulent venir se rencontrent au restaurant du village à 13 hres dimanche prochain.
Suis tellement heureuse, comme si on me donnait la lune !
Puis, toute la soirée, on a bien travaillé, on a chanté de tout notre saoûl, et l’ amour planait déjà au- dessus des têtes…
Dimanche est finalement arrivé.
Maman est toute changée, cantée dans son lit avec, sur elle, le beau Ti- Pou, un chaton de six mois qu’ on a recueilli ici à notre porte alors qu’ il n’ avait probablement que deux mois. Rose s’ en est fait son ami, son p’ tit bébé comme elle l’ appelle. J’ ai mis du rose sur les joues de maman et sur ses lèvres pour harmoniser avec la jaquette et la capine !
‘’ Ding dong. J’ ouvre la porte, trente deux personnes sont là, le sourire aux lèvres. Juste à les voir, j’ ai envie de pleurer. Je les invite au salon, tous enlèvent leur manteau. Elles sont toutes vêtues de la même facon, pourl’ uniformité. Blouse blanche, pantalons noirs, c’ est le costume, simple et distingué.
Je les dirige vers la chambre, elles marchent à la queue leu- leu, 32 personnes dans un passage, c’ est beaucoup de monde !
Elles entrent dans la chambre. Se placent côte à côte, les plus petites devant.
A l’ arrière, ce sont les hommes, nos voix tenor, baryton et basse.
Dans la chorale, cinq groupes : les sopranos, les altos, les tenors, les barytons, et les basses. Moi je dis les oiseaux, la pluie , l’ écho, le vent et le tonnerre, le tout dans une parfaite harmonie.
Claudine devant, nous fait face. D’ un geste du bras, elle donne le signal de la première note. C’ est parti.
Comme l’ oiseau,
Ca vit d’ air pur et d’ eau fraîche
Un oiseau
….
Si seulement je pouvais vous le chanter, parce que sachez, je chante bien moi aussi…Tellement fort, intense, surtout dans une chambre à coucher, à couper le souffle ! Les notes résonnent dans le cœur de Rose, ses yeux s’ emplissent de larmes, un sourire béat illumine son visage. On voit ses lèvres s’ articuler légèrement, elle aussi chante, elle connaît la chanson.
Puis…
Ne tuons pas la beauté du monde,
Ne tuons pas la beauté du monde

Des souvenirs en elle défilent… elle avait planté un arbre à la naissance de sa fille, elle pense à ses jardins de légumes qu’ elle faisait et entretenait à chaque année, à toutes ses plates- bandes de fleurs qu’ elle cultivait, à tous les oiseaux qu’ elle a nourri printemps, été, automne, hiver. C’ est comme si, en l’ espace d’ une chanson, elle revoyait sa vie s’ étaler sur l’ écran de sa mémoire. Ici et maintenant, en ce moment même, Rose s’ ennivre de bonheur.
Et tiens, maintenant on lui chante Jean Ferrat avec :
Que c’ est beau la vie
Pouvoir encore te parler,
Pouvoir encore t’ embrasser,
Te le dire et le chanter,
Que c’ est beau, c’ est beau la vie.
Les larmes coulent sur toutes les joues, on entend les tremolos, tout le monde est si touché et si amoureux. Oui, aujourd’ hui, c’ est presqu’ une thérapie de rapprochement, d’ amitié, les liens se tissent à mesure que les notes dansent dans la pièce. On est venu pour faire plaisir à Rose et nous voilà à se faire plaisir tout le monde, et bien plus encore !
Je remarque des mains qui se joignent, des regards qui se croisent et s’ interpellent.
Et maintenant c’ est Claude Dubois qui est à l’ honneur avec Si Dieu existe.
Et qu’ il t’ aime,
Comme tu aimes
Les oiseaux
Comme un fou comme un ange…
Une chanson qui lui colle à la peau. Et, la chanson terminée, un silence et, sans qu’ on s’ y attende, Rose tout doucement, ouvre la bouche et ces mots s’ articulent : ‘’Vous êtes un chœur d’ anges et moi, bientôt j’ irai marcher sur les étoiles… ‘’
Que d’ émotions !
On fait une petite pause. Moi je reste à la chambre auprès de Rose, j’ ai de l’ eau sur la table de nuit. Les autres vont à la cuisine, boivent un peu, échangent quelques mots. Tous sont émus et ébranlés…Puis, Ronald, notre bouffon, nous fait rire un peu. Bravo !
Puis, on retourne dans une énergie nouvelle, pleins d’ entrain, avec de la gaieté au cœur. Oui, on est content d’ être ici, on est content de donner.
Et on a chanté La bohème de Charles Aznavour et pour terminer une berceuse russe pour endormir la belle Rose, parce que c’ est intense, émouvant, épuisant tant d’ émotions.
Effectivement, on a doucement et progressivement baissé le ton aux deux derniers couplets …une fin de chanson apaisante…
En douceur, on s’ est retiré…on aurait aimé l’ embrasser, la serrer dans nos bras, lui souhaiter d’ être heureuse…mais le sommeil s’ en était déjà accaparé…
Le lendemain matin, Madame Rose Laflamme s’ est éteinte, les yeux grand ouverts, un sourire à ses lèvres et une chanson dans son cœur…

Andrée Valiquette


 
GEK
Le 9 juil 2009 à 11:38

Andrée Valiquette, vous êtes ici sur le blog de nousvelles.com. Pour ce qui est des textes, de votre texte, il s’agit de s’inscrire sur le site http://nousvelles.com (ce qui est gratuit, mais en s’abonnant s’est encore mieux !).

Ensuite votre texte est donc à publier sur ce fameux site http://nousvelles.com et non ici. Vous y trouverez des lecteurs, des critiques et sans doutes beaucoup d’autres choses.

Puis une autre adresse est incontournable, c’est celle du forum du site que vous trouverez ici: http://forum.nousvelles.com/

Nous vous attendons !


 

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